Réalité de l’espritL’hypothèse de l’existence de l’esprit et de la survie après la mort n’est pas destituée d’une force paradigmatique. Les mathématiques ont déjà utilisé ce type de ressource.
Par ex, si nous considérons le nombre
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Il n’existe pas de solution dans l’ensemble des nombres réels.
Les mathématiques ont inventé un nombre, le nombre i, qui a été appelé nombre imaginaire, tel que i² = 1. Grâce à ce nombre, il existe une solution à notre équation :
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Par l’introduction du nombre imaginaire, les mathématiques ont créé un univers de nombres dits nombres complexes. Il a été possible ainsi d’exécuter de grands exploits technologiques comme l’envoi de fusées sur la Lune et vers Mars.
Tout en étant un nombre imaginaire, il est cependant constitué d’une représentation concrète. Si les mathématiques ont créé un nombre imaginaire pour résoudre leurs problèmes, ne pourrions-nous pas présumer l’existence de l’esprit comme un recours de raisonnement pour essayer de comprendre la neurophysiologie, la neuropsychologie et la sociologie des rapports humains ? Ne pourrions-nous pas travailler sur cette hypothèse, celle de l’existence de l’esprit, de l’être en tant qu’individualité, lorsqu’on essaie de traduire les phénomènes neuro-psychologiques, neurophysiologiques et même sociologiques pour mieux les comprendre ?
Il me semble que nous ne commettons pas une hérésie, si nous nous servons de ce recours et présumons l’existence de l’âme dans le but de comprendre le phénomène, puisque même les mathématiques l’utilisent pour résoudre des problèmes complexes.
Pour poursuivre notre raisonnement, nous supposerons l’existence de nombreux plans spirituels qui correspondent aux différentes dimensions, aux univers parallèles.
Il est intéressant de rappeler aussi les recherches du psychiatre Stanislav Grof. Pendant les années 1950, un chimiste du laboratoire Sandoz a découvert une substance appelée acide lysergique. Il ne connaissait pas les conséquences de son ingestion mais savait simplement que cet acide avait un effet sur le système nerveux. Des psychiatres volontaires ainsi que Stanislav Grof lui-même l’ont ingéré. Grof a eu une vision du monde spirituel qu’il décrit dans son livre Au-delà du cerveau. Un récit semblable a été fait par des usagers de drogues les plus différentes et celles-ci amèneraient la personne dans des dimensions spirituelles les plus variées, allant des ténèbres aux paradis. Bien sûr, nous ne recommandons nullement ce type d’expérience !
Centrage de la personnalitéLorsqu’il a été constaté que ces drogues lésaient le cerveau, Grof a développé des techniques pour entrer en état de transe qui dispensaient l’usage de substances psychoactives, un état modifié de la conscience (aussi appelé holotropique) pouvant se produire par la musique ou l’hyperpnée (respiration rapide). Une personne peut être centrée sur son univers biologique, se déplacer vers le spirituel ou vers l’inconscient. Pour illustrer l’idée, on pourrait dire qu’elle peut rester attachée à son propre corps, se détacher partiellement ou plonger dans son psychisme.
En observant quelqu’un qui essaie de se souvenir d’un fait qui s’est produit avec lui, on a l’impression que son regard se tourne vers son intérieur. Il s’agit d’une impression subjective, son regard devient vague comme s’il pénétrait dans son intérieur et se détachait de ce qui l’entoure. Le regard traduit cette altération semblable à un plongeon dans l’espace subconscient ou dans l’inconscient.
Dans un état d’alerte, en traversant la rue par exemple, l’individu est centré sur son corps biologique. Assis sur un sofa, plutôt somnolent, il est dans une phase dite hypnagogique, partiellement hors de son corps. Dans cet état, où il n’est ni endormi ni éveillé, il peut avoir des visions, être dans un état partiel de transe. On peut dire qu’il est dans la dimension spirituelle.
Il existe des témoignages sur ces phénomènes de dédoublement où la personne décrit qu’elle a eu accès à des informations du monde spirituel. Cela signifie que notre conscience n’est pas toujours centrée sur le biologique, qu’elle oscille. La conscience peut se focaliser sur le monde matériel et se mettre en état d’alerte, se diriger vers la dimension spirituelle ou encore plonger dans le subconscient. Notre conscience agit donc comme une fonction d’onde, qui oscille comme une sinusoïde. A tout moment nous quittons notre corps, plongeons dans notre subconscient et nous recentrons dans le corps. Cette oscillation est continue, de sorte que notre vision de la réalité, ici dans la biosphère, n’est pas continue.
C’est ce qui se produit par exemple quand nous assistons à une pièce de théâtre. Même si nous nous concentrons, nous ne retenons pas toutes les phrases, chaque mot et geste. D’autres personnes perçoivent des détails qui nous échappent entièrement. Cela veut dire qu’il existe une vision discontinue de la réalité car notre conscience oscille. Notre vision de la réalité est fragmentaire. La conscience est une fonction d’onde qui possède une fréquence et une amplitude. Dans un état modifié de la conscience, que ce soit par consommation de drogues ou lors d’une décompensation psychotique ou autre, il y a modification de l’onde de conscience. En nous approchant de la dimension spirituelle, dans l’interactivité avec l’au-delà, nous nous éloignons forcément de la réalité biologique. De même, quand nous plongeons dans notre subconscient.
L’individu peut ainsi avoir des difficultés à maintenir un raisonnement logique, cohérent, à cause du mélange d’aspects qu’il capte de la dimension spirituelle, de son inconscient et de sa réalité biologique. Sa réalité et son discours contiennent des éléments de la vie spirituelle, subconsciente et biologique. L’image est peu définie, avec une fragmentation du discours, propre aux troubles dissociatifs et aux états psychotiques.
L’individu subit l’interférence de personnalités intruses, provenant d’autres esprits, qui ont un vécu particulier de la dimension personnelle ou des éléments de ses vies passées, de son propre subconscient, tout cela ajouté à une vision fragmentée de la réalité. Voilà comment se constitue un discours « fou », pseudo-illogique. Pseudo car si l’on arrive à trier ce qui est issu de l’influence spirituelle et ce qui émane de la dimension subconsciente et de la biologique, on saisit la logique sous-jacente.
Le patient anxieux, par exemple, présente une augmentation importante de la fréquence, ce qui d’une part augmente son contact avec la dimension spirituelle et subconsciente mais en même temps la définition de l’image de la réalité biologique est marquée. Que se passe-t-il ? Il y a une surcharge sensorielle, une confusion et un épuisement suivi de dépression par manque d’énergie.
Médiumnité & glande pinéalePour nous la médiumnité est une fonction de senso-perception. Comme toute fonction de cette nature, elle requiert un organe sensoriel qui capte le message, une aire corticale du cerveau qui l’interprète et des éléments du psychisme qui le jugent. L’organe sensoriel capte et projette le message vers l’aire corticale du cerveau et le psychisme (l’esprit ou l’âme) fait un jugement critique de cette situation.
On comprend mieux le mécanisme impliqué en étudiant l’anatomie du cerveau, plus précisément par l’étude d’une petite structure qu’est la glande pinéale. Celle-ci présente une grande diversité dans sa forme d’une personne à l’autre. En outre, elle peut contenir des granulations qui s’avèrent être des cristaux d’apatite.
Notre hypothèse de travail est que la glande pinéale est l’organe sensoriel de la médiumnité. La glande pinéale capte les ondes du spectre électromagnétique issues de la dimension spirituelle. René Descartes affirmait que la glande pinéale est le point de connexion de l’esprit au cerveau. Nous essayerons de trouver un fondement biophysique à cette hypothèse.
La tomographie peut mettre en évidence des incrustations dans la glande pinéale; c’est le phénomène de la bio-minéralisation. Seulement si ces cristaux d’apatite sont en quantité suffisante elles peuvent produire une image radio-opaque visible à la tomographie. La quantité de cristaux est indépendante de l’âge. Ainsi, un enfant peut avoir une grande densité de cristaux alors que certains adultes n’en présentent pas aux rayons X et à la tomographie.
Nous avons étudié la microstructure de la glande pinéale dans le but de connaître les éléments existant en elle, qui pourraient être responsables d’un processus de captation magnétique d’ondes, qui théoriquement viendraient du monde spirituel et par le biais de la télépathie.
Y a-t-il dans la glande pinéale des structures qui pourraient être responsables de ce phénomène de captation ? Nous avons photographié son intérieur, observé les coupes… en nous servant du microscope électronique de l’Institut de Sciences Biomédicales de l’Université de S. Paulo.
La glande pinéale peut ressembler à une mûre contenant des incrustations qui dans leur ensemble présentent une radio-opacité sous forme d’un point blanc au milieu de cerveau. Examinés de plus près, ces cristaux d’apatite sont sphériques et entourés d’une couche de tissu conjonctif. Tout indique que les cristaux sont des structures prévues dans le champ morphogénétique de la personne, c'est-à-dire, que chaque personne naît avec une prédisposition à avoir un certain nombre de « cocons » dans la glande où se logent les cristaux d’apatite. En cassant ce cristal, on observe sa structure interne qui est formée de lamelles concentriques. Chez la personne âgée, les lamelles sont plus nombreuses dans chaque cristal. Autrefois, on admettait que la glande pinéale se calcifiait et perdait ses fonctions à partir d’un certain âge. Aujourd’hui nous savons que le processus de bio-minéralisation est impliqué dans une fonction importante de la glande, sa capacité métabolique. Ces cristaux ne sont pas des structures mortes car ils possèdent une microcirculation sanguine. Ils sont donc métaboliquement actifs, des structures vivantes. La minéralisation ne représente pas la mort de la glande car il existe un métabolisme intense dans ces structures diamagnétiques.
Par la diffraction des rayons X nous avons constaté non seulement qu’ils sont des cristaux – en raison des pointes qu’ils forment – mais encore qu’ils ont des propriétés diamagnétiques, qu’ils rejettent faiblement le champ magnétique. Dans un langage plus simple, nous pouvons dire que c’est comme si l’onde incidait sur un cristal et ricochait vers un autre et ainsi de suite. Le champ magnétique est donc séquestré par la glande. Plus il y a de cristaux dans la glande, plus grande est la capacité de capter le champ magnétique et ceci caractérise le phénomène médiumnique à proprement parler. Autant la captation de ce qui vient de la dimension spirituelle, des univers parallèles, que la télépathie qui est une communication issue de notre dimension provenant de personnes incarnées. La glande pinéale capterait certaines fréquences du monde spirituel qui seraient en syntonie ou résonance avec le type d’onde émis par la personne, selon son climat mental.
La glande pinéale fonctionnerait comme une caisse de résonance des ondes mentales et serait capable d’être l’intermédiaire des phénomènes médiumniques. Notre hypothèse de travail est donc que la glande pinéale est l’organe sensoriel de la médiumnité, qui comme un téléphone portable capte les ondes du spectre électromagnétique qui viennent de la dimension spirituelle. Le lobe frontal fait le jugement critique du message, secondé par les autres aires.
Il existe une corrélation entre la densité de cristaux d’apatite et la capacité de capturer des ondes du spectre électromagnétique.
Selon notre hypothèse, la présence de cristaux d’apatite rend possible la capture du champ magnétique propre aux phénomènes des états de transe comme on les observe lors des phénomènes de psychophonie, de psychographie et d’autres. En l’absence des dits cristaux, le contact avec le monde spirituel se fait par dédoublement soit par la dite médiumnité animique. L’esprit quitte momentanément le corps et grâce à ce déplacement un contact plus direct, d’esprit à esprit s’établit.
Dans un phénomène médiumnique authentique, comme on l’observe chez les médiums ayant un degré élevé de biominéralisation de leur glande pinéale, la communication a lieu par séquestre du champ magnétique ; c’est comme si l’esprit qui entre en communication se servait du corps du médium pour s’exprimer.
Pourquoi est-il important de faire la différence entre ces deux modèles de phénomènes ? C’est parce que cliniquement les symptômes sont différents d’un cas à l’autre. Je présenterai les détails de ce que j’ai pu observer car cela pourrait faire l’objet d’une recherche par ceux qui voudraient donner suite à cette recherche.
Nous avons pu constater que les personnes qui présentent le phénomène de dédoublement présentent certaines caractéristiques curieuses, comme par exemple, des troubles du sommeil, des états de somnambulisme ou des variantes telles que les terreurs nocturnes, une agitation et des contractions pendant le sommeil, ainsi que le bruxisme (grincement des dents).
Ces personnes relatent souvent des états d’anxiété ou des phobies. Notre hypothèse est la suivante : l’individu qui se dédouble n’a pas conscience de ce qui se passe ; il capte une masse d’éléments issus à la fois du monde spirituel et du subconscient. Il se produit une surcharge de la senso-perception qui mène à un état d’hyperesthésie et d’anxiété, vu qu’il doit faire face à des sensations inconnues. L’individu projette alors ses peurs sur des choses plus concrètes tels qu’un ascenseur, des insectes…
Ce type d’état est connu des yogis. Ils se dédoublent, ont une perception plus élargie de ce qui les entoure, mais ils déclenchent le phénomène de façon consciente et disciplinée. En outre, ils augmentent leur capacité de « plonger » en eux-mêmes.
Essayons d’imaginer une personne qui peut se dédoubler mais n’en a pas conscience; sa senso-perception s’élargit mais elle ne sait ce qui se passe, ce qu’elle est allée chercher. Le champ est ouvert à la captation des éléments de l’univers, de l’espace spirituel et aussi de son subconscient mais, n’ayant pas un but, elle se trouve à la merci de ce qui vient, de ce qu’elle capte. La personne ainsi surchargée de stimuli est envahie par l’anxiété. Souvent, elle est terrifiée par une peur de « je ne sais quoi » qui n’échappe pas à son auto-critique. Si elle plonge à l’intérieur d’elle-même sans objectivité, elle risque de trouver et d’absorber des choses souvent en rapport avec son passé. Ce choc produit une chute d’énergie. Elle oscillera alors entre l’anxiété, la dépression et la phobie. Or, en s’intéressant à son psychisme, nous ne pouvons trouver une consistance dans le psycho-diagnostic qui justifie l’importance des symptômes.
Jung appelait ce phénomène la causalité. La quantité de symptômes présentés par le patient étant disproportionnée à ce que l’on observe dans son psychisme. L’individu qui se dédouble doit avoir des objectifs de vie très clairs pour que sa senso-perception soit orientée vers leur conquête, de sorte que la dépense d’énergie soit compensée par un gain spirituel, y compris le « plongeon » à l’intérieur de lui-même. C’est une façon d’éviter le gaspillage d’énergie.
J’ai également observé que les personnes qui se dédoublent présentent des phénomènes organiques cholinergiques soit une augmentation de l’activité du tube digestif et la diminution de la tension artérielle.
Curieusement, les médiums d’ectoplasmie, producteurs de l’énergie de guérison et de phénomènes de matérialisation, sont aussi des médiums de dédoublement. Il semblerait que le dédoublement augmente la production d’ectoplasme associé peut-être à l’augmentation de l’activité sensorielle. Le médium de dédoublement est donc un bon médium de matérialisation.
André Luiz par la psychographie de Chico Xavier, relate exactement ce fait : les médiums de matérialisation ont un péristaltisme augmenté tout comme une production chloropeptique élevée, celle-ci ayant une fonction cholinergique.
Ce type de médiumnité ne se manifeste pas toujours par des phénomènes mais est souvent accompagné de dépression, de phobies, d’anxiété et de troubles digestifs. Dans ce cas de figure, il faut que la personne augmente sa connaissance des modèles sensoriels, développe sa médiumnité pour maîtriser ces phénomènes et en faire un usage constructif.
Les gens qui présentent une grande biominéralisation de leur glande pinéale sont habituellement des médiums de transe, qui présentent des phénomènes organiques psychiques un peu plus différenciés, qui s’accompagnent d’une stimulation adrénergique et produisent donc une tachycardie avec accélération du rythme cardiaque, une diminution du fonctionnement de l’appareil digestif, une augmentation de la circulation rénale et du cerveau et une diminution du flux sanguin périphérique.
Chez eux, l’interférence des esprits provoque des phénomènes adrénergiques et le médium risque de perdre le contrôle de certains comportements. Des quels ? Les comportements psychobiologiques ou organiques : l’agressivité auto-dirigée qui se manifeste par la dépression ou des phobies, dirigée contre l’entourage et qui se manifeste par une irritabilité, voire de la violence ; les organiques touchent à la faim, la sexualité, le sommeil. Ces comportements sont régis par l’hypothalamus.
Comment fonctionne ce processus lié à la glande pinéale ? L’individu capte par la glande pinéale l’onde du spectre magnétique propre à la communication. Mais il n’en a souvent pas conscience. Cette captation amplifie les phénomènes qui se produisent dans cette autre partie du cerveau qu’est l’hypothalamus. La personne sous une influence spirituelle peut avoir une altération et une perte cyclique du contrôle du comportement, ainsi les troubles alimentaires (résultant en crises de boulimie ou au contraire, menant à une anorexie), les différents types de trouble du sommeil, des troubles de la sexualité (difficulté d’établir des liens) et les troubles des affects déjà mentionnés (irritabilité, agressivité, dépression, etc).
La personne peut parfois se rendre compte de la disproportion entre sa réponse et le stimulus. Elle affirme alors souvent ne pas pouvoir maîtriser ses comportements. En outre, la stimulation du système nerveux adrénergique prédispose la personne aux maladies. Par une augmentation du flux rénal, elle peut former des calculs. L’augmentation de la circulation sanguine cérébrale peut provoquer des céphalées (maux de tête) entre autres. L’effet adrénergique sur le cœur peut causer des arythmies cardiaques, une hypertension artérielle. Si l’impact de ces influences n’est pas contrôlé, il a risque de lésions organiques. Et puisque l’interférence spirituelle se produit dans un organe du cerveau, elle aura des effets sur le psychisme, c'est-à-dire sur les comportements psychobiologiques.
La question qui se pose est alors : Ce problème est-il de nature spirituelle ou organique ?
En réalité, toute influence spirituelle a un impact sur l’organisme et produit des altérations du système nerveux autonome. Il y a donc une conjugaison de facteurs. Une personne peut avoir une médiumnité ostensive sans pour autant présenter la clairvoyance ou la clairaudiance. Si nous prenons en compte que c’est l’hypothalamus qui est atteint, il est logique d’observer des troubles hormonaux accompagnant les altérations du système nerveux autonome ainsi que des altérations psychiatriques.
La phénoménologie médiumnique est riche dans son expression clinique et ne se manifeste pas toujours par des phénomènes paranormaux.
Phénoménologie organique et psychique de la médiumnitéLa médiumnité ne se manifeste pas toujours de manière fracassante. Dans la plupart des cas, au quotidien, le phénomène médiumnique déclenche un symptôme. Des altérations de comportement psychobiologique associées aux altérations de l’état de transe.
Nous essaierons de mettre en rapport les phénomènes avec l’anatomie du cerveau. Pour le phénomène médiumnique, nous travaillons sur l’hypothèse que l’organe sensoriel concerné est la glande pinéale. Nous rappelons que tout phénomène de senso-perception implique l’existence d’un organe sensoriel qui capte le stimulus et une aire du cortex cérébral qui traite l’information, rendant ainsi le stimulus accessible à la raison, au contrôle de soi. Si nous prenons pour exemple la vision : les yeux captent l’image et celle-ci est traitée par le cortex occipital, qui est l’aire de perception corticale.
La glande pinéale capterait aussi le stimulus médiumnique par les ondes magnétiques qui viennent de l’univers parallèle ou monde spirituel. Ce stimulus serait envoyé au lobe frontal, qui ferait les connexions nécessaires afin que l’individu puisse assumer le contrôle de ces échanges entre son univers mental-cérébral et le monde spirituel.
Pourquoi n’en est il pas ainsi toujours ? Or, pour profiter de ces ressources et utiliser le lobe frontal comme une structure qui traite les captations médiumniques, venues de la glande pinéale, il faut s’entraîner. L’individu qui développe et alimente en lui la transcendance, la capacité d’aimer, de tolérer, de résoudre les problèmes, dilate les aires du lobe frontal ; sans ces qualités psychologiques, il n’y a pas de développement de cette région si importante du cerveau. Si l’intérêt pour la transcendance est inexistant, il n’y a pas de traitement cognitif de la captation médiumnique.
La captation médiumnique est drainée vers des aires plus internes du cerveau, plus primitives comme l’hypothalamus. Ainsi, l’individu qui n’a ni la compréhension ni la capacité d’élaborer ce qu’il capte du plan spirituel, n’utilise pas sa perception médiumnique et ne profite pas des bénéfices qu’elle offre, par manque d’intérêt. En conséquence, toutes les captations réalisées par la glande pinéale sont drainées vers les structures adjacentes du cortex, principalement l’hypothalamus.
L’hypothalamus est le siège des comportements psychobiologiques. C’est là que se trouvent les aires de la faim, de la sexualité, de l’agressivité et c’est par lui que transite le système réticulaire activateur ascendant, responsable de l’état de sommeil et de veille. Le phénomène médiumnique peut donc provoquer des troubles dans ces secteurs-là.
N’est-il pas intéressant que ces comportements inhérents à cette aire du cerveau, l’hypothalamus, fassent partie de ce que l’on nomme la psychologie biologique ? C’est des acquisitions que l’on a pas dû apprendre : on naît en sachant dormir et se réveiller ; l’instinct sexuel et de préservation de la vie se manifestent tôt. De même, sont présentes les pulsions agressives orientées soit vers le courage, qui seraient une élaboration positive de l’agressivité, soit vers l’irritabilité. Il existe des bébés irritables et nous voyons également chez les animaux des états agressifs et violents ou encore des états dépressifs et phobiques.
Si l’individu ne développe point sa capacité de transcendance, ne cherche pas le contact avec cet univers parallèle qui l’entoure, son lobe frontal est inactif. Les captations faites par la glande pinéale sont alors dirigées vers l’hypothalamus et nous assistons à une potentialisation des comportements décrits. Le phénomène médiumnique ne se manifeste pas toujours par un phénomène paranormal. La plupart des fois, il se manifeste par l’exacerbation des symptômes.
Comment pourrions-nous le vérifier ? De la façon suivante : les ondes magnétiques provenant de l’influence spirituelle sont captées par la glande pinéale de manière analogue à ce qui se produit avec un téléphone portable. Cette énergie est dirigée vers l’hypothalamus et circule dans ce territoire, en agissant sur les secteurs responsables des comportements psycho-biologiques, en augmentant leurs effets : par une faim terrible qui n’est pas justifiée par les besoins métaboliques (ou au contraire, par une anorexie) ; par des altérations de la sexualité, du sommeil, de l’humeur. La personne peut devenir irritable, agressive, dépressive, phobique, voire violente.
Cette interférence étant extérieure, l’individu ne fait qu’établir sa prédisposition, par une syntonie favorisant la réception de cette influence et, par résonance, en émettant une fonction d’onde alliée à un modèle de comportement, qui à son tour syntonise avec les ondes du spectre électromagnétique issues du monde spirituel.
C’est l’individu qui détermine le modèle d’onde qu’il reçoit, le type de liaison, de communication médiumnique qui arrive jusqu’à lui mais après la captation par la glande pinéale, il perd le contrôle de la situation. C’est une des caractéristiques de la phénoménologie médiumnique, celle de l’effet superlatif que la personne concentre en elle-même.
Analysons la question de la perte du contrôle. Il existe une co-participation de l’individu et de l’esprit qui l’influence. La responsabilité est partagée. L’éminent psychanalyste Carl Gustav Jung, en décrivant l’acausalité affirme que l’individu présente un symptôme dont la dimension ne semble pas justifiée. Dans ces types de cas, les tests psychologiques et le psychodiagnostic n’expliquent pas l’ampleur des symptômes. Le phénomène de l’acausalité est une des caractéristiques de l’interférence spirituelle.
La personne se demande souvent : mon problème est-il de nature biologique, psychologique ou spirituelle ? Est-ce un problème médical ? Pour y répondre, nous devons considérer que l’influence spirituelle est une fonction de senso-perception, elle atteint le cerveau et causera des effets organiques. Répondre qu’il est organique ou qu’il est spirituel n’a pas de sens puisque les deux aspects sont imbriqués.
En accompagnant plusieurs cas cliniques de neurochirurgie de l’hypophyse, nous avons constaté une interactivité médiumnique augmentée chez ces patients, qui présentaient une phénoménologie d’états de transe touchant au domaine de la psychiatrie. Or, si l’on touche au circuit cérébral, que ce soit par une neurochirurgie, par un traitement chimique ou en utilisant des substances psychoactives particulièrement celles qui activent la médiumnité comme le cannabis, la cocaïne, l’acide lysergique, nous influençons le champ médiumnique. En modifiant le substrat organique, en l’ouvrant par l’ingestion de substances chimiques, nous touchons forcément au champ médiumnique.
Bien des patients qui utilisent des drogues ont un élargissement du champ médiumnique et voient les plans inférieurs de la terre et interagissent avec eux. Ces visions coïncident souvent avec les descriptions de l’Enfer de Dante, dans la Divine Comédie. Ceci fait partie de l’univers psychédélique de l’usage de drogues.
Stanislav Grof, l’éminent psychiatre tchèque naturalisé américain, un des fondateurs de la psychologie trans-personnelle, a participé en tant que volontaire aux expériences faites par le laboratoire Sandoz pour tester l’acide lysergique découvert par Alfred Hofman. Il en a fait une description du monde spirituel qu’il a rencontré. Par la suite, par des exercices respiratoires pouvant induire des états de transe et par des techniques liées aux modèles hypnotiques…….
On peut utiliser un médicament et produire l’effet inverse, soit en donnant un neuroleptique, par exemple, on fait obstacle à un état de transe et permettre au patient de mieux se centrer. La médiumnité n’est pas seulement une fonction organique, elle concerne aussi l’orientation de l’univers psychique ; l’état émotionnel et la direction de la pensée que la personne imprime dans le parcours de sa vie interfère également dans ce ce qu’elle cherche, ce avec quoi elle est en syntonie en termes de rapport médiumnique.
La tomographie par émission de positrons le prouve : l’acte de penser consomme de l’oxygène et du glucose, la pensée provoque, dans ses diverses tonalités, l’augmentation de la microcirculation cérébrale dans les aires spécifiques qui appartiennent à ce modèle de pensée. Il est donc possible de constater que quand l’individu s’efforce pour se souvenir de quelque chose, dans la tomographie apparaît une augmentation de la microcirculation cérébrale dans le secteur de la mémoire. De même, quand le raisonnement est plus aigu, il y a augmentation de la microcirculation dans les secteurs préfrontaux, si c’est pour la vision, c’est le lobe occipital et ainsi de suite.
Nous voyons ainsi que le psychisme interfère directement dans la dynamique cérébrale. Le type de pensées ainsi que les émotions associées reconditionnent la chimie du cerveau, de même qu’un médicament, voilà pourquoi il est important d’en prendre conscience. La volonté qui vient s’ajouter à la pensée déclenche un processus fort intéressant. L’idée, qui est inscrite chimiquement dans le cerveau, favorise toute la gamme de senso-perception et d’activité motrice. Ainsi, l’idée se transforme en action et l’action produit des réflexes. Le hasard n’existe pas. Freud s’était déjà penché longuement sur cette question, concluant que tout ce qui nous arrive vient d’une volonté subconsciente.
Par la logique déductive, nous pouvons travailler l’idée inverse : si une conséquence négative ,,,,,,,
Saint Augustin disait : après avoir donné le consentement, le consentement de la volonté, que ce soit par ignorance ou par faiblesse, le mal est fait. On peut interpréter ses mots de la manière suivante : l’individu alimente la volonté et elle donne son consentement. La modélisation de l’idée configure le cerveau, celui-ci réagit et ensuite la personne ne contrôle plus les conséquences.
C’est ce que l’on observe dans l’addiction. La personne réitère l’acte parce qu’elle a perdu le contrôle sur elle-même, sa volonté s’est subordonnée à la dépendance et celle-ci modèle l’idéation, la configure dans le cerveau. Le cerveau est conditionné pour actionner ce modèle de comportement à tout stimulus inducteur. Il est programmé pour perpétuer la dépendance.
Nous voyons que la structure psychique a une grande influence sur la médiumnité. En observant l’électroencéphalogramme de médiums en transe, nous constatons que l’électricité se modifie quand il y a interférence spirituelle. Les états de transe et de possession par des esprits sont à présent des diagnostics médicaux, classés sous F 44.3 dans le Code International des Maladies (CIM-10). L’état de transe est considéré comme une maladie quand il se produit de façon involontaire, mais il n’est pas pathologique quand l’individu à bon escient entre délibérément dans cet état. Nous le relevons car certains ouvrages d’auteurs français disséminent des fausses idées sur le vécu et la pratique spirites.
Dans nos expériences de mappage cérébral de médiums en transe psychophonique, nous avons observé à l’électroencéphalogramme un autre modèle de tracé : il s’agit d’ondes ralenties dans les lobes frontal et préfrontal. Ce type de tracé se produit également lors de crises hystéro-épileptiformes et encore dans les états de somnolence peu avant l’endormissement. Mais à la différence de ce qui se passe dans cette dernière situation où il y a une perte de la capacité d’expression verbale, le médium manifeste une énorme capacité de communication qui peut être accompagnée de mouvements et de gestes, parfois même d’une altération de la personnalité et du comportement.
Tout indique que la phénoménologie du sommeil héberge dans sa structure la phénoménologie médiumnique. Dans la phase de transition veille/sommeil (dite hypnagogique), les visions sont fréquentes et peuvent s’accompagner de pensées et d’idées qui ne font pas partie de « l’univers imaginaire » de l’individu, c’est une phase de pseudo-hallucinations car dans les vraies hallucinations, il y a un manque de cohérence. Il existe une logique dans la pseudo-hallucination mais les images, mots et phrases sont étrangers à la personne qui vit le phénomène et les idées peuvent même être opposées à celles de la personne qui les exprime.
*Le Grand collisionneur de hadrons (LHC) est un gigantesque instrument scientifique situé près de Genève, à cheval sur la frontière franco-suisse, à environ 100 mètres sous terre. C’est un accélérateur de particules, avec lequel les physiciens vont étudier les plus petites particules connues : les composants fondamentaux de la matière. Le LHC va révolutionner notre compréhension du monde, de l’infiniment petit, à l'intérieur des atomes, à l’infiniment grand de l’Univers.
Phénoménologie organique et psychique de la médiumnité
Sérgio Felipe de Oliveira
AME-CHNew Medicine for the new Millenium
http://www.ame-ch.org/http://www.livres-spirites.org/